
Cette semaine, j’ai le plaisir de découvrir sa dernière création au Théâtre Marigny : Miam Miam. L’occasion de revenir sur l’univers loufoque de ce type pas comme les autres.
Baer : le dandysme du 21ème siècle
Edouard Baer s’est fait connaître dans les années 90 en animant l’émission culte « La grosse boule » avec Ariel Wizman (dont le dernier bouquin est excellent) sur Radio Nova. Il rejoindra ensuite l’écurie de Nulle Part Ailleurs sur Canal + avec l’improbable Centre de visionnage où se déploie son goût de l’absurde et de l’improvisation.
Amateur de décalage et d’une certaine idée du dandysme, je suis un inconditionnel d’Edouard Baer et de son style inimitable. Totalement masculin, il donne de la « virilité » une définition originale à la fois pleine d’humour, de décalage et de fragilité. Un homme moderne au fond, loin du macho sûr de lui et dominateur, Baer oppose l’esprit, le sens de la formule et le charme discret. Autant de valeurs sûres et indémodables.
Miam Miam : j’en salive d’avance à lire le dossier de presse
“Ouvrez la porte d’un restaurant, tout est là.
Le serveur le servi. Le mangeur le mangé. Le cru le cuit. Le vivant le mort. Et puis les hasards, les hasards des rencontres, des gens qui entrent, qui sortent, qui s’entrechoquent. Le hasard : le sel de la vie.
Un restaurant ! Le coeur du cyclone ! Là où se posent les questions les plus essentielles de notre époque. Pourquoi est-ce que « les vaches qu’on aime, on les mange quand même » ? Peut-on manger du porc avec n’importe qui ? Pourquoi cette fille à la table à côté est-elle plus jolie que moi ? Combien de temps vais-je encore attendre ? Qui dira la solitude de l’homme sans portefeuille devant l’addition salée ?
Entrez dans les coulisses d’un restaurant, là où rien ne se perd, tout se mastique ! Une histoire où on espère le client, le beurre et l’argent du beurre !”



