Découvert il y a quelques mois sur l’antenne de Nova avec son OVNIesque “Just ain’t gonna work out”, Mayer Hawthorne est ma bonne surprise soul de cette fin d’année.
Véritablement addictif, son album A Strange Arrangement s’impose immédiatement comme un classique : sonorités Motown fouillées, fébrilité dans la voix, textes soignés… Mayer fait de la mélancolie sa marque de fabrique et lui donne ses lettres de noblesse. Ne sombrant jamais à la facilité, il a su faire mieux que Raphaël Saadiq en ranimant le meilleur du son 70s tout en donnant une touche de nouveauté et de profondeur qui manque parfois chez Saadiq.
Sorti chez l’incontournable Stones Throw et produit par Peanut Butter Wolf (Jay Dee, Madlib…), il puise son inspiration chez Smokey Robinson, Curtis Mayfield, et le légendaire trio desongwriters Lamont Dozier, Brian Holland, and Eddie Holland Jr (Qui dit mieux ?). Originaire de la région de Detroit, ce jeune homme de 29 ans qui n’avait pas prévu de devenir chanteur a repris les bases de la production façon Motown pour ensuite retirer tout ce qui était superflu. Résultat : une soul épurée, sans fioritures et qui ne ressemble à rien d’autre.




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